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La Table à Fiches

Les fiches de geste d'un atelier de loisirs créatifs

Fiche

CF-04Carton et fêtes

La pochette cartonnée qui voyage

La pochette cartonnée, boîte miniature pour un petit objet qui voyage par la poste : fibre, pli, fermeture et protection intérieure.

Éprouvée le · M. Rochant, animatrice d'atelier · relue par L. Vidal

Une petite boîte de cartonnage en cours de montage sur la table, carton gris coupé net, plioir en os et rouleau de papier décoratif posés à côté.
Une petite boîte de cartonnage en cours de montage sur la table, carton gris coupé net, plioir en os et rouleau de papier décoratif posés à côté. · le boîtier de la table

La pochette cartonnée est la boîte miniature du bac : elle suit les règles du grand cartonnage, fibre, pli, collage, mais elle ajoute une contrainte que la grande boîte n'a pas, tenir dans une enveloppe ou un petit colis et arriver intacte. La fiche la traite à part, parce qu'un geste qui marche en grand format rate parfois en petit.

Le format, décidé par l'objet et par la poste

La pochette se taille toujours un peu plus grande que l'objet qu'elle protège, jamais au millimètre : un jeu de deux à trois millimètres laisse respirer l'objet sans qu'il ballotte. La table mesure d'abord l'objet dans ses trois dimensions, puis ajoute le jeu, puis seulement ensuite trace le patron sur le carton. Un format pensé pour la poste reste sous les limites d'épaisseur d'un envoi en lettre quand c'est possible : la pochette plate passe plus facilement et coûte moins cher à affranchir qu'un volume qui bascule dans le tarif colis.

La fibre et le pli, à la même règle que la grande boîte

Le sens de la fibre du carton dirige les plis, exactement comme pour le cartonnage classique : on teste en courbant le carton dans les deux sens, il cède là où la fibre court, et c'est dans ce sens que le pli doit se faire. Sur une pièce petite, l'erreur de fibre se voit encore plus vite, parce que le format laisse peu de marge pour corriger un bord qui gondole. Le pli se marque au plioir ou au dos du cutter avant de se fermer, en rainure légère : c'est le même geste que la boîte grande, juste resserré.

La fermeture, le point qui distingue la pochette de la boîte

La boîte de cartonnage classique s'emboîte en deux moitiés ; la pochette, elle, se ferme le plus souvent par un rabat qu'on glisse sous une languette, ou par un lien passé dans deux fentes. Le rabat se coupe un peu plus long que nécessaire et s'arrondit légèrement à son extrémité, pour qu'il glisse sous la languette sans accrocher le papier de couverture. La languette, elle, se fend au cutter sur une largeur à peine plus large que l'épaisseur du carton du rabat : trop large, elle ne retient rien ; trop juste, elle se déchire au premier essai. La table teste la fermeture à vide, avant de coller la couverture, parce qu'une fermeture reprise après collage abîme le papier.

La protection intérieure, le geste qu'on oublie

Un objet qui voyage bouge, même dans une pochette bien taillée : le papier de soie froissé en tampon, le petit carton ondulé plié en accordéon, ou une bande de mousse fine amortissent les chocs du trajet sans ajouter d'épaisseur inutile. La table évite le papier journal, qui transfère son encre sur certains papiers décoratifs humides, et préfère le papier de soie blanc ou le papier kraft fin, neutres au contact. Pour un objet fragile, bijou, petite figurine en pâte polymère ou en argile, deux épaisseurs de calage valent mieux qu'une : une sous l'objet, une par-dessus, avant la fermeture du rabat.

Le papier de couverture, plus fin que celui de la grande boîte

Le papier qui couvre une pochette veut moins de grammage que celui d'une grande boîte, parce qu'un papier trop épais refuse de suivre un pli serré sur un petit format : la table choisit un papier plus léger que celui qu'elle réserve aux grandes boîtes. Le papier se pose selon la même règle de collage fin, du centre vers les bords, sans excès de colle qui gondolerait une surface déjà réduite. Un papier imprimé fin cache les petites imperfections du montage mieux qu'un papier uni, sur un format où chaque défaut se voit de près.

Ce qui fait une pochette qui arrive intacte

La pochette réussie tient dans la main sans fléchir, sa fermeture résiste à une légère pression sans s'ouvrir seule, et l'objet à l'intérieur ne cogne pas quand on la secoue doucement. La table teste systématiquement ce dernier point avant l'envoi : une pochette silencieuse au mouvement est une pochette qui a bien calé son contenu. C'est le même principe que la carte qui tient debout, l'équilibre et la tenue se vérifient à la main, pas sur le plan.

La fiche, éprouvée

Le sens de la fibre et le collage fin sont les règles ordinaires du cartonnage, appliquées ici au petit format ; le calage intérieur systématique et le test de la secousse sont les gestes d'atelier de la table, nés des petits objets arrivés cassés avant qu'elle ne les adopte.

Du même bac

  1. Une carte de voeux faite main debout sur une table, décor de breloques en métal et papier embossé, pile de cartes finies et feutres à côté.

    CF-02Carton et fêtes

    La carte qui tient debout

    Donne la méthode de la carte debout : pli marqué, grammage porteur, décor léger.